« Les entreprises sociales sont des entreprises à finalité sociale environnementale ou sociétale et à lucrativité limitée. Elles cherchent à associer leurs parties prenantes à la gouvernance ». Source : Mouves
Une notoriété relativement peu élevée pour une forte attractivité de l’entrepreneuriat social
Diversité, commerce équitable, partenariats public/ privé innovants… si l’entrepreneuriat social bénéficie aujourd’hui d’un important capital de sympathie, il demeure encore trop méconnu. Lorsque l’on interroge les Français sur différents termes liés à l’entrepreneuriat social, la moitié d’entre eux indique avoir déjà entendu parler d’une « entreprise sociale », 42% se souviennent avoir rencontré le terme d’ « entrepreneur social » et moins d’un tiers (31%) de l’« entrepreneuriat social ». Les Français témoignent ainsi de la difficulté qu’ils ont à cerner le concept d’entrepreneuriat social. Cette difficulté se vérifie au regard de la très faible proportion déclarant savoir précisément ce que recouvrent ces termes (respectivement 10%, 7% et 5% des Français déclarent connaître précisément ce à quoi les trois propositions renvoient).
- Une incitation à acheter des produits
Néanmoins, la connaissance préalable limitée que les Français ont des entreprises sociales n’entache en rien leur attractivité, une fois qu’ils se sont vus expliquer en quoi cela consistait : ainsi, après description de ce qu’est une entreprise sociale, plus des trois quarts des sondés (77%) déclarent être incités à acheter des produits / recourir à des services si ceux-ci sont issus d’une entreprise sociale. Il faut souligner que si cette attractivité déclarée est très large, elle n’est pas pour autant très intense : la moitié (52%) des Français se disent « un peu » incités à l’achat par ce statut d’entreprise sociale et un quart (25%) « beaucoup ».
Dans ce contexte de crise, le concept tel qu’il est décrit est accueilli avec un a priori positif.
- Une incitation à postuler
Dans le domaine de l’emploi, près des deux tiers des Français (63%) estiment que le fait qu’une entreprise soit une entreprise sociale les inciterait à y postuler. Cette proportion monte même à 68% parmi les actifs avec une forte popularité auprès des jeunes (75%) et des professions intermédiaires (72%).
- Un modèle de structure attractif pour les futurs entrepreneurs
Lorsque l’on interroge les Français sur leur volonté de créer leur propre entreprise, un Français sur quatre (25%) fait part de ce souhait - cette proportion s’élève à un sur trois (35%) parmi les actifs, les Franciliens (36%) et les ouvriers (36%), et à un sur deux parmi les jeunes (53%) et les chômeurs (49%).
Parmi ces entrepreneurs potentiels, 62% seraient « prêts à créer une entreprise sociale ». Les plus favorables à l’égard d’un entrepreneuriat social seraient les femmes (70%), les professions intermédiaires (75%) et surtout les salariés du secteur public (88%).